LE TABAC.
181
« Pourquoi presque tous les joueurs sont-ils degrands fumeurs ? Pourquoi les femmes qui mènentune vie irréprochable, morale, ne fument-elles pasen général? Pourquoi les courtisanes et les névroséesfument-elles toutes sans exception. Certes, dans cecas l’habitude est un facteur qu’on ne doit pas négli-ger, mais tout en le prenant en considération, nousdevons quand même admettre qu’il existe une cer-taine corrélation nettement exprimée, indiscutable,entre l’usage du tabac et la nécessité d’étouffer laconscience, et que cet usage produit certainement,sans aucun doute, un pareil effet. »
Il va sans dire qu’a notre point de vue nous trouvonsles conclusions de l’illustre psychologue russe quelquepeu exagérées. Non, cent fois non, la plupart deshommes qui fument ne sont pas des hommes sansconscience, et les femmes qui s’adonnent à la ciga-rette, soit même à la pipe comme on le voit encoredans la Flandre française, ne sont ni des courtisanesni des névrosées. Tolstoï n’a-l-il pas pris des excep-tions pour ériger cette règle générale? Plus d’unde nos lecteurs conclura dans ce sens.
Les défenseurs du tabac à fumer. —Aprèsles témoins de l’accusation, il nous faut entendreceux de la défense.
Le tabac à fumer, dit Millot, exerce une action trèsmarquée sur le cerveau ; il donne aux idées quelquechose de riant.
Dans une réunion de la Société odontologique dela Grande-Bretagne, M. flepburn a fait savoir à sescollègues qu’il considérait comme avantageuse l’ac-tion de la nicotine sur les dents, et la fumée du ta-it
LE TABAC.