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LE TABAC.
bac comme propre à arrêter les altérations corrup-trices de la carie dans les cavités dentaires (1).
Chacun connaît l’aphorisme du grand chimiste Ras-pail : « La fumée du tabac est un préservatif certaindes maladies épidémiques. »
Le fait suivant semble encore confirmer cette ma-nière de voir.
Il est à remarquer que les Tziganes, qui ont l’ha-bitude de mâcher du tabac, — autrement dit de chi-quer, — sont généralement réfractaires aux ma-ladies infectieuses, surtout à celles qui se localisentdans la gorge. Aussi a-t-on songé à essayer le tabacsur des diphtériques.
Le docteur Schwitzer se sert d’un extrait alcoo-lique de jus de tabac, 2 grammes à 2 er 50 du jusqui s’accumule dans le tuyau d’une pipe sont mélan-gés avec 36 à 40 grammes d’alcool.
On filtre et on obtient un liquide rouge-brun, aveclequel on badigeonne les parties malades. Ces badi-geonnages ne provoquent aucun symptôme d’intoxi-cation tabagique.
En outre (pour les adultes), M. Schwitzer recom-mande le gargarisme suivant, très supérieur, dit-il, à
(1) L’alcalinité de la fumée neutralise l’acidité qui peut se trouverdans la bouche ; les propriétés antiseptiques de la nicotine arrêtentles putréfactions dans le creux des dents cariées.
La coloration des dents chez les fumeurs est due principalementau charbon dont est chargée la fumée de tabac. Or, en raison deses propriétés antiseptiques, ce charbon ne peut être que favorableà la dent. D’autant plus qu’il se dépose exactement aux points oùla carie se fait le plus facilement et qui échappent à l’action de labrosse. En fait, c’est au point où manque l’émail et où le charbonpeut atteindre directement la dentine que se fait le noircissement,et cela par les plus petites lissures de l’émail.