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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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Conclusion. « L’auteur de ces lignes, conclut leIVBrémont, étant fumeur, il lui manque l’impartialiténécessaire pour faire le parallèle de l’accusation et dela défense. Il se borne à faire remarquer que les char-ges les plus accablantes s’adressent généralement àl’abus et non à l’usage du tabac, et il supplie les en-nemis de la fumée de ne point mettre sur le comptede la pipe, du cigare et de la cigarette, indistincte-ment toutes les maladies physiques ou morales desfumeurs.

« Je connais en ce moment, continue M. Brémond,quatre individus, ayant brûlé beaucoup de tabac,dont l’un a un cancer à la lèvre, l’autre est fou, letroisième s’en va de la poitrine et le dernier estatteint de paralysie générale. Pour aucun d’eux jen’accuse le tabac : chez le cancéreux, je vois l’héré-dité (la mère est morte d’un cancer au sein); de l’a-liéné je connaissais l’ambition insatiable; du tuber-culeux, je sais les nombreux sacrifices sur l’autel dela Vénus facile; en ce qui concerne le paralytique, jen’ai pas oublié que s’il donna or et argent aux con-tributions indirectes , comme consommateur de sca-ferlati, il en versa encore plus dans sa caisse, commeconsommateur d’alcool et d’absinthe.

« J’arrête là mon appréciation et, reconnaissant denouveau mon incompétence, c’est à un maître queje demande une conclusion.

« La voici formulée, en savant et en homme, par unun des plus grands hygiénistes modernes, le profes-seur Michel Lévy :

« Le tabac berce l’esprit. Il s’élève au rang de« modificateur moral, et dès lors il faut l’apprécier,