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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

1° Pipe de terre blanche tendre,

2° Pipe d’écume,

3° Pipe de terre dure blanche ou colorée,

4° Pipe de bois,

5° Pipe de porcelaine,

6° Pipe de métal.

La pipe de terre blanche, poreuse et perméableaux liquides, est mise au premier rang, parce quelleabsorbe bien la nicotine; la pipe de métal est placéetout à fait à la fin, parce qu’elle laisse arriver à labouche du fumeur tous les produits nuisibles forméspendant la combustion du tabac. La pipe d'écume,qui vient immédiatement après la pipe en terre, nemérite cette place qu’à la condition de ne pas êtretrop vieille. Quand elle est culottée, elle est aussi mau-vaise que celle de bois ou de porcelaine.

Le culottage, qu’ont chanté le poète Barthélémy etle docteur Anselmies, peut être plein de charme pourl’amateur; pour l’hygiéniste il indique simplementque la pipe a fait son temps, qu’elle est saturée dejus de tabac; qu’il faut la remplacer par une autreou bien la passer au feu pour la purifier, comme celase fait dans les estaminets de Hollande. Toute vieillepipe brunie par un long usage amène sur les lèvreset la langue un liquide âcre et puant qui irrite lestissus et corrode même la muqueuse. Quand elle estdans cet état, la plus belle pipe d’écume ne vaut guèreplus qu’un affreux brûle-gueule.

Indépendamment de la substance, la forme de lapipe influe sur la proportion des ingrédients nuisi-bles que contient la fumée de tabac. Les pipes tur-ques et indiennes, dans lesquelles le tabac brûle ien-