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LE TABAC.
Tl ne faut pas craindre de faire usage avec cettepoudre d’une brosse un peu rude.
Quelques personnes, désireuses de faire disparaîtrerapidement l’odeur spéciale communiquée à l’haleinepar Je tabac, croient devoir user de certains petitslosanges argentés, préparés avec de l’extrait de ré-glisse, de l’écorce d’acacia, de la gomme, du mastic,de la menthe, de l’ambre et du musc, vendus en boîtesportant l’étiquette « Cachou de Bologne ». Très à lamode en 1830, ces espèces de pastilles passaient pourneutraliser merveilleusement la senteur caractéristi-que du cigare et de la pipe ; l’expérience nous a apprisqu’il n’y avait pas à compter sur cette admirablevertu. Le cachou, il faut le reconnaître, rend quel-ques services aux individus dont les gencives saignentfacilement, et à ceux qui sont sujets aux aphtes;mais, considéré comme désinfectant de la bouche,sespropriétés sont très problématiques.
En somme, un simple gargarisme à l’eau tiède aro-matisée, aidé de la brosse à dents, corrige mieux l’o-deur du tabac que le meilleur cachou « de Bologne »,lequel est fabriqué à Paris . Lavez-vous donc soigneu-sement la bouche et les dents, fumeurs qui voulez di-minuer l’intensité de vos effluences nicotianées, maisn’espérez pas les supprimer complètement. Il n’estqu’un moyen de ne plus exhaler le triste parfum quivous caractérise, c’est de renoncer au tabac.
Ce moyen radical de supprimer une odeur désa-gréable est-il à la portée de tout le monde? Le doc-teur Bodros, — qui est un ennemi déclaré du tabac,— ne le pense pas. Je ne nie pas, dit-il, qu’une foisl'habitude de fumer prise, il ne-faille, jusqu a un cer-