§ i/f. Ce sera maintenant la première fois que les mi-néralogistes seront appelés à étudier et à classer des êtresréels et positifs , car ils n’ont jusqu’à présent considéré clcherché à arranger que des idées purement abstraites.C’étoit en effet la substance ou la matière des minérauxet non les minéraux eux-mêmes qui faisoit l’objet de leurétude et de leur comparaison. Comme les arts emploientet recherchent les minéraux principalement à cause del’usage qu’ils font de leur substance, l’élément le plususuel passoit en général pour le plus important dans lacombinaison.
Les propriétés physiques et les caractères extérieursd’un minéral, n’étoient par conséquent que des notionsentièrement subordonnées à celle de la substance dece minéral. Alors on ne regardoit pas ces caractèrescomme aussi essentiels à l’existence de l’être lui-même ,mais comme des indicateurs plus rapides et plus com-modes , de la nature chimique du corps que ne l’étoitl’analyse même. Cette observation qui nous paroît aussineuve que juste ; savoir que ce n’étoit pas des êtresréels ; mais bien des idées abstraites qu’on arrangeoit enfamilles , en genres et en espèces, notions qui, commeleurs noms l’indiquent, sont fondées sur l’idée de certainsrapports entre des individus positifs , cette observation dis-je , expliquera d’elle-même pourquoi une semblable clas-sification étoit tout-à-fait impropre relativement aux ob-jets auxquels on prétendoit l’appliquer.
Il est curieux d’observer que Mr. Mohs lui-même quoi-qu’il ait implicitement reconnu dans les cristaux, les in-dividus du règne minéral, et quoiqu’il ait eu le but ex-