près d’introduire dans la minéralogie les méthodes del’histoire naturelle , n’a jamais eu la pensée de profilerde ses propres idées sur ce sujet, quelque correctesqu’elles fussent, pour comparer ces individus les uns auxautres, ainsi que cela se fait dans la zoologie et dans labotanique, afin de classer des individus minéraux et nondes idées abstraites , comme il l’a fait, ainsi que tous sesprédécesseurs. Il est vrai que ce n’a pas été l’idée de lasubstance, qui l’a occupé; car il a soigneusement évitétout ce qui pouvoit se rapporter à la composition chi-mique; mais il n’a réellement classé que des idées abs-traites , de certaines matières physiques, possédant cer-taines propriétés physiques aussi, mais n’ayant aucun ca-ractère d’individualité. Ce qui le prouve, c’est qu’il a ad-mis dans sa méthode des matières liquides et aériformesdans lesquelles il n’existe aucune trace d’individualité ;et ce qui le prouve aussi, c’est le rôle que joue la cristal-lisation dans la manière dont il considère les minérauxsolides. Si Mr. Mohs avoit pensé à comparer ensembleles individus, dont il avoit si bien reconnu l’existence, els’il avoit envisagé la nature et le but de l’histoire natu-relle sous un point de vue plus profond et plus étendu,jamais il n’eut fait complètement abstraction de carac-tères aussi importans que ceux que fournit la chimie ;jamais non plus il n’eût placé dans les mêmes ordres , desminéraux essentiellement différens par leur compositionchimique , et il eût alors rendu réellement et effective-ment à l’histoire naturelle le domaine des êtres inorganisés.
§ i5. Ce n’est que par la considération des indivi-dus, que les questions, si long-temps débattues entre les