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Movement of the International Litterary Exchanges, between France and North America, from January, 1845, to May, 1846. with instructions for collecting, preparing, and forwarding objects of natural history / written by the Professors Administrators of the Museum of natural History at Paris. and instructions relative to anthropology and zoology by M. Isidore Geoffroy St-Hilaire
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Et les deux chambres avaient, a l’unanimite de leurs membrespresents, renvoye ma petition a M. le Ministre de l’instructionpublique.

Cependant les affaires de l’Etat, les evenements de la politiquedetournerent de la question des echanges I’attention du gouver-nement. Aprcs trois ans de nouveaux travaux et de nouvelles sol-icitations , je me decidai a provoquer encore une fois le concoursdes chambres legislatives. Je presenlai une secotnle petition qui,cotnme la premiere, fut renvoyee au Ministre de l’instruction pu-blique avec l’assenliment du parlement tout entier. Je ne citeraiici, pour abreger, aucun extrait ni des rapports faits au nom dela commission des deux chambres, ni de la lettre de M. Villemainen date du 31 aout 1839, ni de celle de M. Duchatel en date du14 aout de la meme annee. Qu’il me suffise de dire a Votre Excel-lence que c’etaient les memos felicitations, les monies encourage-ments , les mSmes promesses.

C’est alors qu’un honorable depute, que j’avais eu l’honneurd’entretenir quelquefois de mes idees, de mes travaux, deniesesperances, me conseilla d’aller aux Etals-Unis pour y preparerle terrain, coniine je l’avais fait en Allemagne , en Angleterre, enRussie . Latache etait laborieuse, difficile; je ne me le dissimulaipas; muis lesresultats devaient etre feconds. Si l’Amerique a peude livres a nous donner, elle peut nous fournir un tres-grandnombrc d’adihirables echantillons pour nos collections de mine-ralogies d’entomologie7 de botahique, etc. Elle s’est d’ailleurs oc^“cupele avec succes de l’application des sciences et des arts a l’in-dustrie. C’est, en un mot, une nature et une civilisation difl'e-'rentes des nolres. Je partis.

Embarque au Havre le 20 octobrc 1839, j’arrivai a New-York le 29 novembre. En Europe j’avais recueilli le suffrage des sa-vants, des publicisles, des homines d’Etat, un a un, dans la soli-tude et la paix du cabinet. Je m’adressais a des esprils eclaires, ades intelligences cxercees a mediter sur les avantages de l’etudeet sur les voies de la civilisation. En Amerique j’ai eu affaire ades corps legislates, a des assemblies populates. J’ai developpemon systeme dans l’agitation contenue des meetings.

Je ne veux vous exposer, Monsieur le Ministre, que les resul-tats dont j’ai entre les mains les preuves authentiques, officielles.Je n’essaierai done pas de vous montrer la jeunesse de New-York ,de Boston, de Baltimore, du Canada , s’associant puissamment ames efforts par des resolutions deliberees en assemblee pu-blique; pourlanl vous seriez touche, j’en suis certain, de la voir aMontreal voter une messe solennelle avec Te Deum d’aclions degraces. Je ne vous dirai pasdavanlage que toutes les opinions,tous les cultes se sont reunis pour m’entendre, pour me secon-der, pour me soutenir; que des associations out eteformees dans(’unique but d’appliquer mes idees; que des etablissemenls scien-tifiques ont ete creis. Plus tard vous voudrez peul-elre vous faire