82 ARISTARQUE
» ou comme des choses auxquelles elles de» valent s’appliquer, et dont elles espéraientjj tirer un bon parti ? Quels hommes te pa-» raissent avoir la meilleure conduite : sont-» ce les paresseux, ou les hommes occupésjj d'objets utiles ? Quels sont les plus justes :jj sont-ce ceux qui travaillent, ou ceux quij> revent les bras croisés, aux expédions qu'ils« trouveront pour vivre ? J'ajoute qu’en ce» moment je suis sûr que tu n’aimes point tes» parentes, et qu’elles ne t’aiment point : en» effet, tu crois qu’elles te ruinent, et ellesj> sentent qu elles te sont à charge : il est donc» à craindre que bientôt la froideur ne se» tourne en haine , et que vous ne perdiez» pour toujours les sentimens qui vous unis-» saient. Si au contraire tu leur persuades dejj travailler sous tes yeux, tu les aimeras» parce que tu verras quelles te sont utiles ,» et tu leur seras cher parce qu’elles recon-jj naîtront qu’elles te plaisent davantage. Vous» vous rappellerez tons avec joie vos servicesjj mutuels ; ce souvenir ajoutera à votre ten-» dresse , .et vous vous sentirez chaque jourjj plus fortement attachés les.uns aux autresjj par les liens du sang et de l'amitié. S'il s’a-» gissait de faire quelque chose de honteux,