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DE CIRONIDÈS.si il faudrait préférer la mort : mais ce que tes55 parentes savent faire, est ce qui convient5) le mieux à leur sexe, comme cela est évi-55 dent; et ce que l’on sait, on le fait avec ai-» sance , avec promlitude , avec plaisir. Ne>5 tardes pas à leur faire une proposition qui)5 ne leur sera pas moins utile qu’à toi-même ;55 car il est vraisemblable qu’elles s'y prête->5 ront sans peine. »
« J'atteste les Dieux, mon cher Socrates ,» que tu me donnes un si bon conseil, que je5> reprends courage : tout à l’heure je n’osais5) emprunter de l’argent ,· parce que je crai-)5 gnais qu'après l’avoir dépensé, je n'eusse55 pas le moyen de le rendre. A présent, je» crois pouvoir emprunter, pour commencer5> les ouvrages. 55
En effet, il eut bientôt trouvé de l’argent,et acheta de la laine. Les femmes dînaient,pour ainsi dire , en travaillant, et ne quit-taient leur ouvrage qu’à l’heure du soupe.La tristesse fit place à la gaîté, le soupçonà la confiance. Elles aimèrent Aristarquecomme leur protecteur ; il les aimait commedes personnes qui lui étaient utiles.
Enfin il revint voir Socrates, et lui contagaîment cette révolution. « Il 11’y a plus que