8 | ARISTARQUE
« moi, » disait-il, « qui sois grondé dans la» maison, parce que je mange, et que je ne» fais rien. »
« Eh ! que ne leur fais-tu la réponse du» chien! répondit Socrates. — Du tems que» les bêtes parlaient, on raconte qu'une bre-» bis fit des reproches à son maître. »
et Je te trouve admirable, » lui dit-elle :« jamais tu ne nous donnes rien : il faut que» nous arrachions notre nourriture à la terre,» nous qui te rapportons de la laine , des» agneaux , des fromages. Ton chien ne te» rapporte rien de pareil; c'est pourtant avec» cet animal que tu partages le pain que tu» mangés. »
« Par Jupiter ! ce n’est pas sans raison , »dit le chien qui écoutait ces plaintes. « Quim vous garde, si ce n’est moi ? Sans moi, vousw seriez la proie des voleurs, ou le repas des3) loups ; et si je ne veillais pas pour votre33 sûreté , la peur vous empêcherait d'aller3 > aux pâturages chercher votre nourriture. 3 >
« Les brebis entendirent raison, et ne trou*» vèrent plus mauvais que le chien leur fût pré-33 féré. — Fais donc aussi comprendre à tes pa-3> rentes , 33 ajouta Socrates, « que tu es pour3) elles comme ce chien, que tu les protèges ,