ARIST ARQUEnative, signifiait également des gens sages etinstruits ; aussi le père de Tliéodectes se sert-il du mot sophistes , pour désigner les septsages de la Grèce , aussi recommandables parleurs vertus que par leurs connaissances ; ensorte que pour conserver le sel de la plaisan-terie cité par Plutarque, il faudrait traduirequ’Aristarque, pour se moquer de la multi-tude des savans, disait qu’autrelbis on n’encomptait pas plus de sept, mais que de sontems on eût dilficilemeut trouvé sept igno-rans.
Il reste à savoir quel est cet Aristarque. Ledernier éditeur allemand de Plutarque , Jean-George Hutten, convient qu’il n'a pu le dé-couvrir (i); il ignore si cet Aristarque estau nombre de ceux que le savant Fabricinsnomme à la page 72 qu’il cite pour la page 5 2du tome'VII de la Bibliothèque Grecque. Cetteignorance prouve qu’il ne s’est pas donné lapeine de consulter les éditions françaises deson auteur.
M. Ricard (2), mieux instruit, convient que
(1) Plutarchi Chœronensis quœ supersunt omnia opé-ra. Grœcc. f olumert decimum, Tubingœ, 1798, p. 36 .
(2) Œuvres morales de Plutarque , traduites parRicard, Paris, 1786, t. 6, p. 248.
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