DES INDIENS.
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Malvenda savant Dominicain , croient que leParadis Terrestre était dans les Indes Orien-tales ; d’autres dans l’île de Ceylan, dans l'îlede Sumatra , dans les Canaries. Il n’est mêmeaucun pays dans les quatre parties du monde ,où on ne l’ait été chei'clier (1).
Le père Hardouin le place auprès de Damaset aux environs des sources du Jourdain. Cesavant 11’a cependant pas dissimulé que son sis-tème ne fût sujet à de grandes difficultés. Il n’ena pas moins été suivi par son confrère le pèreBerruyer. M. Bochart, et vraisemblablementd’après lui M. Huet, évêque d’Avranclies, ontmis le Jardin d’Ëden sur les bords du fleuveque produit la jonction du Tigre et l’Euphra-tes, et qu’on appelle le Fleuve des Arabes,entre cette jonction et la division que fait cemême fleuve, avant d’entrer dans le GolfePersique. Les sables amoncelés à son embou-chure dans la mer, lui font faire quelques dé-tours et quelques courbures. Il en fait unefort grande vers l’Occident, et ensuite il re-vient vers l'Orient. C’est sur cette courbure,du côté de l’Orient, que M. Huet place leParadis Terrestre ( 2 ).
( 1 ) Noiiv. Mcm. d’Hist., de Crit. et de Litt., p. 5z.
( 2 ) Id., p. et 53.