CHIMIE ÉGIPTIENNE. 441clétien. Car dans nn voyage qu'il fit en Egiptevers la dixième année de son règhe, il fouilladans les archives de tous les temples et en ôtales livres qui y étaient renfermés, et qui conte-naient quelque chose de remarquable. Par cemoyen furent anéantis les principaux mistèresdes prêtres , et apparemment leurs fraudes,leurs supercheries (1).
Il fallait cependant que Sévère n’eût pastout enlevé ; car le fait rapporté par Suidasa paru authentique à l’habile historien AnglaisGibbon , dont l'esprit de critique 11e peutêtre contesté , et qui le raconte de la manièresuivante (2) :
« Un édit très-remarquable de Dioclétien,» loin de paraître l'effet d'une tirannie ja-» louse, doit être applaudi comme un acte35 de prudence et d humanité. O11 rechercha» soigneusement par ses ordres tous les an-» ciens livres qui traitaient de fart admirable» de faire de l’or et de l’argent. Dioclétien
(1) Histoire critique de laPhilosophie , Amsterdam ,1741, t. 1, p. 164 et i 65 .
(2) Histoire de la décadence et de la chiite de l’Em-pire Romain ; traduite de l’anglais de M. Gibbou, parM. de Septchênes , Paris, 1788, t. 2, p, 495, ch. 18.
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