CHIMIE EGIPTIENNE. 443
» est le premier événement authentique dans» 1 histoire de l’alchimie. »
On doit néanmoins convenir que cette per-sécution même prouve que les livres suppriméspar Dioclétien , ont existé avant lui en Egipte.A la vérité on les croit faussement attribués àHermès. « Je sais bien », dit le compilateurphilosophe la Mothe le Yayer (1), « qu’il en» court sous le nom d Hermès Trismégiste ,»> de Démocrite commenté par Sinésius ,» d'Orus, d Olimpiodore, et de quelques-uns» encore de ces grands génies de l'antiquité.» Mais je suis sûr aussi que la seule lecture de» la plupart, et l’idiome quasi de tous, en dé-·> couvrent manifestement la supposition. »A quelle époque placerons-nous donc cettesupposition? On s’aperçoit sans peine, dit-on (2) , que les Egiptiens n’ont eu aucune partà 1 invention de la chimie, et que tous lesouvrages qu'011 leur attribue sur cette ma-tière , ne sont que des impostui’es. Telle
(1) Œuvres de François la Mothe le Vivyer , con-seiller d état, nouvelle édition. Farten, 1736, t. 1 ,p. 338. On trouve p. 327-353, une petite histoire etune réfutation de l’alchimie dans ce volume.
(2) Histoire de la Philosophie , Amsterdam, I7d r >
t. 1, p. i65.