Philosophique. 19sur lesquelles il peut répandre fa va-peur ; parce que la Nature destine toutle vif-argent à être de l’or parfait,mais il doit être purifié avec un soufrebien pur.
Le vif-argent & l’or n’ayant qu’uneseule & même origine, on doit con-clure qu’en faisant cuire, digérer §£mûrir le vif-argent , selon les principesde la Nature, on en fera de ior par-fait.
Si nous observons avec un peu d’ar-tention , les principes de l’or dans fagénération naturelle , nous reconnoî-trons cette vérité ; car si le vif-argentn’est pas pur , après fa formation -, ous’il lui arrive ensuite quelque accidentou obstacle , comme une chaleur tropforte , ou trop foible ; ou si le siègequ’il occupe est mal-propre ou infectéde vapeurs contraires , c'est ce qu’onappelle un vif-argent mêlé de soufremixte &c greffier que la Nature n’apas eu occasion de séparer ou détruire.
Dans ce cas, le vif-argent reste tel,& la Nature ne le convertira jamaisen or; si les impuretés ne'sont qu’àun certain point, il se convertira enargent ; mais s’il en contient en grandequantité, il se déterminera en cuivre.