Philosophique. 35
Ces faits , au premier abord , neparaissent pas de grande conséquence ;mais fi on les examine de près, onreconnoîtra que ce font des moyenspour réduire la Nature à son premierprincipe.
Si vous faites fondre un métal > &que vous y projettiez peu-à-peu du'.soufre pulvérisé , une partie du soufrebrûlera ainsi qu’une partie du métal ;mais le métal reprendra de la substancedu soufre , ce qu’il perd dans la flam-me , & après l’avoir entretenu plu-sieurs heures en fusion , fous le caputmortuutn du soufre , vous retrouverezà très-peu de chose près , le mêmepoids de métal que vous avez em-ployé , & il fera teint avec la substancedu soufre : vous pourrez le faire fondretant que vous voudrez : il conserveratoujours fa teinture ; mais si vous lefaites dissoudre dans l’çau-forte lesoufre se précipitera au fond du vase :faites dessécher cette poudre , elle ferasujette à prendre feu de la même ma-nière que l’or rendu combustible.
Les scories d’antimoine ont la mémopropriété quand.elles font fixées ensoufre par íe moyen d 7 un alkali.