DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE. 37
déployée des travailleurs sembleroient annoncer queces travaux vont être vivement inquiétés, et souventon voit arriver le contraire: les longs intervalles etla rareté des coups qui partent du rempart, permet-tent d’achever en peu d’heures un immense dévelop-pement de fortifications offensives. En vain, le joursuivant, la place canonne avec vivacité ces nouvelleslignes; ce feu, trop tardif, 11e peut plus en arrêter leperfectionnement. La seule explication de cette espèced’énigme, c’est que le tir de batteries élevées à unecertaine hauteur au-dessus du niveau de la campagneest fichant; lors même qu’il est ricoché, les bondss’élèvent considérablement; or, il est de toute im-possibilité d’ajuster dans l’obscurité une ligne qui n’aaucune profondeur. Ces détails peuvent, au premiercoup d’oeil, paroître superflus; mais ils donnentlieu à une observation qui n’est pas inutile, c’est quel’art, en omettant de procurer des emplacements con-venables pour des batteries rasantes de grosse artil-lerie , a négligé le meilleur et presque le seul moyen quiexiste de contrarier et de retarder réellement, parune défense éloignée, le développement des secondeset troisièmes parallèles ou places d armes.
La fortification régulière suppose un pays plat,mais elle n’attache pas d’importance à de légèresinégalités du terrain.