46 ESSAI D’UNE NOUVELLE MÉTHODE
supérieur de pièces de vingt-quatre et de dix-huit àcelui des pièces du même calibre, qui seront placéesdans les tranchées; la seconde, que les batteries de laplace, conformément à la seconde proposition, nepuissent pas être plus ricocliées ni enfilées que celles del’assiégeant; la troisième, que, comme l’assiégeantpeut concentrer le jeu de plusieurs batteries contreune seule face des ouvrages de la forteresse, de mêmecelle-ci puisse concentrer le jeu de plusieurs batteriessuccessivement sur chacune des batteries du siège pourles réduire au silence. Dans cet état de choses, il arri-veroit nécessairement que celle des deux artilleries,qui seroit la moins bien servie, ne reprendroit jamais lasupériorité et finiroit par être démontée. Si celle del’assiégeant succomboit, cette circonstance 1 obligeroit.de cesser les attaques et d’abandonner ses travaux;-carce n’est pas avec la supériorité numérique des hommes,mais avec une artillerie victorieuse que l’on se rendmaître des forteresses. Cette hypothèse n’est pas aussichimérique, quelle le paroît au premier aperçu:que le lecteur veuille bien suspendre son jugement,jusqu’après l’examen approfondi de l’exposé des troissystèmes suivants, où l’auteur a taché de faire entre-voir la possibilité de parvenir à vaincre les canons del’assiégeant, par la supériorité numérique et la situa-tion avantageuse des feux croisés de la place.