DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE. i 0 3
forteresse, qui réunit ces deux conditions; on voitdans l’intérieur la disposition des bâtiments militaireset publics, et des maisons des particuliers. Le nombredes premiers est de quatre-vingt-deux et celui desautres habitations, qui sont toutes d’une égale gran-deur est de huit cents soixante-huit. Toutes ces con-structions qui sont éloignées l’une de l’autre de douzetoises, ne couvrent que le quart de la superficie duterrain intérieur de la ville; la prise de cette place nepourroit jamais être le résultat et le fruit d’un simplebombardement, dont les désastres seroient très peuconsidérables dans une ville, qui contiendroit bienmoins de bâtiments que de terrain vide, et, pro-portionnément à son étendue, un assez petit nombred’habitants.
Le polygone de l’enceinte de la forteresse repré-sentée dans la planche XIV, est de seize côtés, chacunde cent soixante et dix toises; son diamètre est de huitcents soixante toises. La ligne formée par un tel cercleest assez courbe, pour qu’on puisse très fréquem-ment en faire usage dans la fortification irrégulière,qui a toujours emprunté ses règles fondamentales desprincipes généraux de l’art. 11 existe un très grandnombre de places, telles, par exemple que Goni enPiémont et plusieurs autres villes en Italie , auxquellesil ne manque pour acquérir une force imposante , que