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ESSAI D’UNE NOUVELLE MÉTHODE
l’attaquer avec quelque chance de succès, et que lesiège n’iroit pas jusqu’à l’établissement de la troisièmeparallèle, parce que cette artillerie seroit écraséepar un feu trop supérieur. Nous supposerons donc,que l’ennemi en fasse le siège avec cent vingt canons,quarante obusiers et quarante mortiers, en tout deuxcents pièces.
La planche XVI représente le plan des attaques:quatre-vingt-huit pièces d’artillerie, réparties en qua-torze batteries, ouvrent le feu de la première paral-lèle; mais, comme la place peut répondre avec troiscents pièces de grosse artillerie, l’assiégeant doit suc-comber dans cette première tentative. Les quatre bat-teries n ro 2 sont placées dans le plan sur le prolonge-ment des ravelins et des places d’armes; mais dansun siège, il seroit de toute impossibilité de trouver ceprolongement dans la parallèle. Ces batteries sontd’ailleurs éloignées de cinq cents soixante et de sixcents toises de ces ouvrages, qui même leur sontcachés par les demi-lunes; aussi ne^pourroient-elles ni les enfiler ni les ricocher, et leurs bouletstirés à toute volée, viendroient se perdre sur les glacisou dans la ville.
Cependant la nécessité de poursuivre sans relâcheses travaux et ses approches forcera l’assiégeant desurmonter, à tout prix, toutes les difficultés pour ouvrir