DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE.
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à la sape pleine, une seconde parallèle sous le feurasant et meurtrier de la mitraille et du ricochet, d’yconstruire de nouvelles batteries, pour cent trente-deux pièces, telles qu’on les voit marquées dans leplan n ro 4, 5 , 6, 7, 8 et 9, seul moyen de fairecesser l’inégalité de la lutte. Mais quelle perte d’hom-mes et de temps ces travaux 11e coûteront-ils pas?Sera-t-il même possible d’acheter à ce prix, le légeravantage de contrebalancer les feux de l’assiégé, ré-partis sur le front d’attaque, sans obtenir toutes foiscelui de réduire cette artillerie au silence; car les deuxfaces du ravelin, offrant une étendue de cent quatretoises, conserveront toujours la possibilité de ranimerleurs feux sur certains points, ou de remplacer le tirhorizontal par le tir vertical des mortiers et des obu-siers; il en sera de même pour la partie du corps dela place, qui forme un troisième étage, ainsique pourles batteries rasantes de la place d’armes.
Les lignes ponctuées que l’on voit dans le plan,indiquent le prolongement, et les lignes tracées, ladirection du tir des ouvrages de la place. Ces dernièresdémontrent que les deux batteries n ro 5 et 6, qui ontensemble soixante canons, sont combattues de chaquecôté par trois points différents, premièrement par lefront d’attaque, qui dirige sur elles tous les feux delàgrande place d’armes, du ravelin, et de l’enceinte,