Addition au N°. 8 de ces Mémoires.
La conferva gl ornerai a, qui en est l’objet , vient de sereprésenter à mes yeux dans un local et sous un aspest si dif-férens de ceux où je l’avois observée la première fois, que jel’ai prise d’abord pour une autre espèce 3 mais un examenplus attentif ayant rectifié mon erreur, j’ai cru qu’il seroitutile de faire mention de cette variété , ne fut-ce que pouréviter aux amateurs une méprise semblable à la mienne , etpour les bien convaincre en même temps , que l’on cherche-roit en vain à distinguer ces sortes de productions sans lesecours du microscope.
La variété que je vais essayer de décrire ici, se trouve àla chute d’une cascade de 5o à 60 mètres de hauteur, assezprès de Besançon , dans un lieu dit le Bout-du-monde, oùelle forme un tapis vert foncé très-étendu , dans lequel onvoit des parties plus ou moins fraîches , selon qu’elles sontplus ou moins arrosées.
La plupart des filamens qui l'a composent, adhérens auxpierres par une de leurs extrémités , sont réunis en faisceauxépais , dont quelques-uns ont jusqu’à trois décimètres de lon-gueur. Tous paroissent beaucoup plus rudes au toucher queceux de la conferveN 0 . 8, que j’avois trouvée quelques annéesauparavant, dans un ruisseau au-dessous du village de Beurre ,par lequel l'eau de la cascade s’écoule.
« Conjerva trichodes, virgata, sericea ». ( Dillen ) tab. V,
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