i38 ESSAI D’UNE NOUVELLE MÉTHODE
bien loin encore d’être maître de la place. L’assiégépeut attendre l’assaut de cet ouvrage avec d’autantplus de facilité que sa retraite est assurée et que,dans le fossé du corps de la place, derrière le redanet le ravelin, des troupes se tiendront en réserve, lesunes pour soutenir ceux qui défendent le redan, lesautres pour se porter, en débouchant par le défdéentre les deux ouvrages, sur les flancs de la colonnequi monte à cet assaut. Si , comme il est marquédans la planche XIV, front n ro 7, le ré dan coupé étoittransformé en une demi-lune intérieure, l’assaut n’endeviendroit que plus incertain, parce que les assail-lants ne pourroient pas éviter d’être pris en flanc.
Au reste c’est seulement après la prise du redan ,(fue commence l’attaque de l’enceinte, dont le revête-ment maçonné, ainsi que les demi-tours casematées,sont encore intactes à cette époque. La partie durempart qui défend l’intérieur du redan, se dérobeentièrement à la vue des trois parallèles, dont, au sur-plus, toutes les batteries doivent cesser leurs feux, dèsl’instant que l’assiégeant occupe le ravelin , ouvragequi faisant partie de l’enveloppe extérieure de la for-teresse, tombe en son pouvoir par la prise des deuxredans.
Nous avons admis ci-dessus que l’assiégeant avoitfait taire l’artillerie de la face du redan coupé; mais,