142 ESSAI D’ÜNE nouvelle méthode
les plus simples comme les plus utiles d’assurer lavéritable défense des forteresses sont, de parvenir, endiminuant, au contraire, la quantité des murs, àmieux dérober les revêtements maçonnés aux coupsde 1 artillerie, et de réserver à l’assiégé par le secoursd’emplacements vastes et favorables, l’emploi simultanéd’un plus grand nombre de canons.
Le système casematé n’est pas suffisamment connu,pour qu’il soit indispensable d’en faire ici la disser-tation et la comparaison. Il est à craindre, s’il prendfaveur, qu’en évitant même les défauts qu’on lui areconnus, on ne tombe dans de nouveaux inconvé-nients non moins fâcheux. Ce seroit passer dunextrême à l’extrême opposé, si ces feux couverts,rejetés et bannis de la fortification pendant plus d’unsiècle, en devenoient la base principale. Dans l’énu-mération des propositions du premier chapitre, ils setrouvent compris comme une accessoire très utile,mais non comme la chose essentielle de l’art.
Tous les raisonnements qui ont eu lieu ci-dessus,tendent à faire regarder comme problématique laprise d’une place fortifiée suivant le troisième systèmetenaillé, et ils démontrent son évidente supérioritésur la fortification bastionnée moderne.
Il nous reste maintenant à fournir les preuves qu’elleseroit aussi d’une construction plus économique.