DE FORTIFICATION RÉGULIÈRE. i 4l
labié le commencement de cette difficultueuse entre-prise.
Au reste cette forteresse qui peut employer dans sadéfense un très grand nombre de canons, feroit encoreune bien longue et vigoureuse résistance, quand ellene seroit dotée que de trois cents pièces au lieu de sixcents; car dans ce cas, comme chacun des trois frontsattaqués, conserve le même nombre d’embrasuresque pour un armement complet, l’emplacement nepeut jamais manquer, et aussi long-temps que cesembrasures seront encore en bon état, et qu’il resterade l’artillerie dans la place, le feu, quoique moinsvif, ne s’éteindra jamais complettemeut. Mais il fautconvenir que cette économie dans l’artillerie seroitdéplacée: on ne voit point de motifs plausibles, deraisons valables, pour qu’une grande place de guerrene soit point pourvue de la quantité de munitionsnécessaire, pour contrebalancer les moyens de l’atta-que; s il en existe, il faudroit chercher le rétablisse-ment de 1 équilibre par des procédés différents deceux qui sont capables de procurer à une forteresse1 avantage de la supériorité des feux.
Les personnes qui, partageant une opinion assezancienne, font consister toute la force des places deguerre dans la multiplicité des ouvrages maçonnés,11 e reconnoîtront pas sans doute, que les deux moyens