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de là au pont du diable, on en passe encore cinq autresd’une architecture aussi hardie que légère. Le bruit de larivière qui coule dans son lit de rochers devient toujoursplus fort et les parois des montagnes se rapprochent. Adroite le Mayenbach se jette dans la Reuss , et du côté deWasen le Rohrbach, qui y verse une grande masse d’eau,en se frayant un chemin au travers des blocs de pierre, dont ilest encombré. La route contourne ensuite par G esc h en e n,paroisse annexe de celle de Wasen, où un ruisseau dumême nom et qui sort d’un glacier situé au dessus, vientaugmenter les eaux de la Reuss . lin avant de ce village,on voit au milieu d’un pré un énorme bloc de granit tout-à fait isolé, que les habitants appellent la pierre du diable,croyant que le démon l’avoit apporté là , pour écraser lepont. Depuis ici le ravin devient toujours plus étroit etplus encaissé, La route est taillée dans un roc presqueperpendiculaire et s’élève par une montée très escarpée»A plusieurs endroits elle est soutenue par des massifs demurs secs et par des arches voûtées, à côté d’affreuxprécipices. A un quart de lieue avant d'arriver au pontdu diable, on en passe un autre au milieu duquel estla borne entre Uri et Urseren , L’on nomme ce pont leTan zen hein ou Mittelbriieke (pont du milieu). Surle pan horizontal d’une pierre de granit, incrustée dans lemur, on lit l’inscription allemande en lettres latines: ,,/ra/»Elie Meyer , trésorier de la ‘vallée d'Urseren “ , qui futapparemment l’architecte ou l'ordonnateur de ce pont. 13)
13) En 1820 le gouvernement du canton d’XJri a résolude rendre la route du St. Gotliard praticable au rou-lage depuis Amsteg jusqu’à Geschencn, et on a déjàcommencé à mettre en oeuvre cette entreprise aussiutile qu’elle est difficile et dispendieuse. Le nouveau