On monte ensuite la rampe dite la Schellencn, oùla route est soutenue par de grandes arcades, et garnie
chemin aura partout au moins 18 pieds de iarge; soninclinaison sera douce dans toute sa longueur et à petiprès égale sur tous les points, c’est à dire de 6 piedssur lüü, excepte à un seul endroit, où elle sera de 8pieds sur 100.
Au village d’Amsteg, après avoir traversé le tor-rent de Rcrstelcn ou Kiiischelu, on quittera l'ancienneroule à l’endroit où elle commence à monter ; l’ontraversera la Keuss sur un beau pont à deux grandesarches, nouvellement construit en pierre de granit etl’on suivra la rive gauche de cette rivière, où lenouveau chemin est taillé dans l’escarpement desrochers, tantôt dans toute sa largeur, tantôt seulfc-ment d’un côté; dans ce dernier cas, la partie, quine porte pas entièrement sur le roc, est appuyée pardes hauts massifs de murailles, qui s’élèvent depuisle fond du précipice , où mugit la Reuss , cil brisantscs Hots en écumes. On suit son cours le long dola vallée, jusqu’à Inlschi, hameau éloigné d’Amstegd’une forte demie - lieue et consistant en quelquesmaisons et une chapelle , éparses , au milieu defertiles prairies. Depuis le pont d’Amsteg jusqu’ici,ou a en vue le liristen- Stock, montagne haute de816.5 pieds. Les avalanches de neige,'qui se déta-chent de sa sommité , roulent jusques dans le lit dela Keuss ; clics traversoient l’ancienne route et ontconté la vie à beaucoup de voyageurs. Le nouveauchemin serpente dans ces prairies et atteint enfin leliraggcntobel, ravin formidable, profond de .‘10 piedset coupé par un torrent rapide. Un pont en granitd’une seule arche et de 6l> pieds de long joint lesdeux bords de cet effrayant abime, et conduit dansle Schwaiidcnthal, au travers des prairies du Graggen-thal et en passant sur les débris d’un ancien ébonlementde rochers composés d’ardoise alumineuse décomposée.Au pied de cet éboulement on appercoit sur plusieurs
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