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Tome premier.
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VII
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Vil

nergie <|iii lui restât. T.)e bretailleur (ju’il était, le noble devint li-bertin ; après avoir mésusé (le sa force guerrière , il dilapida lesrichesses du royaume. C’est avec Louis XIV , le yrand roi , qu’est née lacrise révolutionnaire. Le régné de Louis XV la nourrit et la déve' j _ tintérieurement, an fond de ses vices et de son égoïsme, comme unepoutre vermoulue qui couve l’incendie. 1.11e éclata sous Louis XVI , Ylr-irsolu .— Il y eut là une terrible logique : le lion n’osa rugir des coups decravache dont un maitre superbe lui avait déclaré le flanc. Devant lelibertin, il contempla ses ongles. Knfin il étouffa le dernier venu quiétait le plus faible.

Le peuple, — Jacques bonhomme, s’habilla de baillons à sa nais-sance. Sous Charles Vil, il revêtit l'uniforme de l 'armée permanente. Sousla minorité de Louis XIV, il se fit frondeur. Sous Louis XV , il allaprendre place dans les parlements.

Il grandissait, Jacques bonhomme, — et la royauté allait s’affaiblis-sant tou jours.

Ce que celle-là perdait en pouvoir, celui-ci le regagnait en audace, l’njour vint enfin, ou il voulut savoir quels impôts il payait; de quel poidsil jiesait dans la balance politique; quel rôle il pouvait jouer; à quoi sedevaient réduire les dépenses; quels abus avaient besoin d’etre réformés;quelles améliorations paraissaient les plus satisfaisantes. Alors la révo-lution fut faite; alors la royauté vit s’obscurcir son auréole autrefois sivénérée. L’idée révolutionnaire éclose, les événements s'empressaientde lui venir en aide.

Jacques bonhomme avait atteint Lige de puberté et de fougue. —Il faut que jeunesse se passe; et la révolution a été sa jeunesse.

Ne serait-ce point, disons-le en passant, — le phénomène historiquele plus digne à étudier que la naissance, la croissance et les développe-ments de Jacques bonhomme, considéré comme la personnification dupeuple de France en général? N’arriverait-on (tas pur là à tracer le ta-bleau véritable de notre pays? Ne verrait-on pas lit la plus complète in-troduction a l’histoire de la révolution et île l’époque même dans la-quelle nous vivons? N’y découvrirait-on pas la pensée du présent parIexamen des choses du (tassé? N”a-t-on (tas assez parlé des rois deFrance , et ne serait-il (tas temps de faire connaître les matins, les cou-tumes, les habitudes, les modes, etc., etc., du peuple Fi ançais?

I, Histoire-musée de la République française, avouons-le, n’est qu’un