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Tome premier.
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i.vrRoniCTiox.

( 1 / 70 - 87 ;

ou dcThorré au Wauxhall, pour les ascensions d'aérostat, et surtout pourles combats du taureau, de nouvelle importation. Malgré cela, les spectaclesde société atïluaicnt ; il y en avait jusque chez la jeune reine, où se donnaientaussi des concerts spirituels *.

Les habitudes avaient changé sensiblement. On cessait de donner auxenfants les noms des saints auxquels on ne croyait plus, tandis que l’oncanonisait les héros de la Grèce et de Rome; plusieurs gentilshommes cher-chaient à se démocratiser , en dissimulant leur noblesse. A quoi bon, pré-tendaient le (ils ou la veuve, suivre le convoi d’un parent? — et ils allaientse consoler à la maison des champs. Il existait comme un besoin de fixer, àtout prix, l’attention publique qui se porta sur les hardiesses de la cheva-lière d'Eon, sur les magnifiques processions du marquis de Brunoy , sur lessoupers funèbres de Grimod de la Reynière , sur les séances du nouvellisteMétra, aux Tuileries : « que dit Métra? » demandait souvent Louis XYI.N’oublions pas non plus de mentionner les manœuvres d’un certain cheva-lier tape-cul, petit vieux, presque bossu, à rouge trogne, à cheveux blancs,portant avec orgueil lacroix de Saint-Louis, et qui risquait d’être assommécent fois par jour, pour le seul plaisir de piquer les femmes avec sa canne.Le but du chevalier n’a jamais été connu, mais sa réputation était immense,et sa présence redoutée.

Louis XYI comprit tout d’abord qu’il y avait des abus auxquels il pou-vait remédier. Il s’efforça de faire rendre mieux la justice, et de mettrefin aux procédures interminables du Châtelet. Affecté de la misère dupeuple, il exempta ses sujets du droit de joyeux avènement, coutume fiscalequi attirait leurs malédictions sur la télé de chaque nouveau prince.

Plus tard, il diminua le nombre des fêtes religieuses, qui ruinaientl’ouvrier, sans l’engager davantage à la prière. 11 fut, à cet égard, chansonnépar les soutiens de la bonne cause. Mais, poursuivant son œuvre avec per-sévérance, il abolit les droits d’aubaine et de main-morte, sortes de douanespour les hommes; raya de nos lois la question préparatoire; rasa le Forl-l’Évêque et le Petit-Châtelet, tout salis de honteux souvenirs. Enfin, il sup-prima les croupes, ou pensions que les fermiers de l'impôt payaient à quel-ques favoris de la cour **.

En revanche, la loterie et le Mont-de-Piété s'étaient établis, — deuxégout9 impurs, bons à engloutir l’argent et la moralité du peuple.

La France savait gré au nouveau roi de ces heureuses réformes ; elle

* Voir les programmes dans le Journal de Paris.

** Des lettres, des papiers manuscrits de Louis XVI , que nous avons pu lire, et qui setrouvént dans la riche collection d’autographes de M. Feuillet de Conches, montrent jusqu’àquel point le monarque était, au fond, plein de bonne volonté.