Juin i78!>) VÉRIFICATION DES POUVOIRS*
F,e costume du tiers-étal était simple et sévére. comme son rôle.
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l'n seul député du tiers avait conservé son costume des campagnes : c’étaitMichel Gérard, cultivateur, député de Saint-Martin-de-Renncs en Bretagne ,lequel avait gardé l’habit, le gilet, et la ceinture du Bas-Breton *.
La salle qui aA ait servi à l’assemblée des Notables , et qui était située dansl’avenue de Versailles, reçut les députés aux Èlats-Généraux . Elle se com-posait de plusieurs chambres distinctes. Aussitôt après la séance d’ouver-ture, fameuse par trois discours sansporlée, — celui du roi qui semblait peupropre à la circonstance, celui de M. de Barenlin, garde-des-sceaux, qu’onn’écouta pas, celui enfin deNeckcr, qui était fort au-dessous de ce qu’on enattendait. — les députés procédèrent à la vérification des pouvoirs. Ede futl’origine d’une discussion déplorable, intempestive, ridicule. Le clergé etla noblesse s’assemblèrent dans des chambres différentes; le tiers-étal eutla salle commune. Mais, le tiers (car beaucoup affectaient de ne pas dire letiers-état) portait plus liant la tête, à mesure que scs concurrents cher-chaient à l’abaisser; il prenait, en revanche, le rang le plus honorable dansl'opinion, le mot banal d’alors; il avait ses vengeurs naturels dans la bour-geoisie, dans le public, qui tympanisa la noblesse et le clergé. Parmi leschansons courant les carrefours, les spectacles, les cafés, on remarque
Nous donnons le porlrail de Michel Gérard que nous avons Irouvé dans la magnifiquecollection de .M I^lerrade.