KMIUHATIOK.
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(juillet 1789)
rien là qui put déplaire aux télés exallées. L'Hôtel-de-Ville avait pris desarrêtes pour rélablir la libre circulation dans Paris , et pour Taire cesserl'humeur guerrière des citoyens. Yoilà qui entravait leurs plans, contrariéssurtout par les efforts des électeurs pour sauver Foulon et Berlhier deSanvigny, son gendre. Tous deux succombèrent le 22, accusés de trahison etd’accaparement.
lin grand nombre d'estampes et de brochures rappelèrent leur supplice.De plus, un dessin représentait des hommes portant des (êtes au bout depiques, et s’écriant : «Voilà comme on se venge des traîtres! » Un autre si-gnalait affreusement Vaurore d’un beau jour, c'est-à-dire tous les bienfaitsdûs au sang qui a été versé. Un autre retraçait les comptes du calculateurpatriote. — Un homme du peuple a devant lui des têtes coupées; il dit :* Qui de 20 paie 4, reste 16. » Les 4, sont les têtes de Delaunay, Flesselles,Foulon et Berlhier *; les 20 sont les têtes des aristocrates proscrits le 14juillet parles motionnaires. Celte dernière estampe, nous n’osons pas direcaricature, se vendait à toutes les portes du Palais-Koyal **.
Déjà passe pour modéré qui veut écarter les idées sanguinaires.
D'autre part, l’émigration avait pris naissance à la prise de la Bastille,avec le départ du comte d’Artois ; elle est bientôt devenue une mode. Tousles grands personnages, en quittant la France , emportent leurs richesses. Lamisère des basses classes est à son comble et attire mille malédictions surla tête des émigrés. Il s’établit alors une guerre à mort entre les aristocrateset les patriotes. Les gravures du parti populaire n’épargnent ni le rang, nila puissance, ni le caractère religieux. Le patriote se demande, en bon apo-thicaire, quelle est la meilleure recette contre l'aristocratie; et il se répondlui-même : Prenez une lanterne""'. Il invente l'onguent national pour guérir,et des pilules pour purger les parlementaires aristocrates. Il fait la chasse à lagrosse bête aux cent têtes aristocratiques. Il s’attache à démontrer, d’unefaçon fort malpropre, la stupidité desblàsons. Ou bien, il vient d'achever sonsommeil, et s'écrie dans son barbare, mais énergique langage : «Ma feinte, ilétait temps que je me réveillisse, car l'oppression de mes fers me donnionsle cauchemar un peu trop fort ****. »
Les adversaires répondaient sans une telle passion, mais avec un dédainet une ironie incroyables. Us traitaient les patriotes de cabaleurs, d'hommes
* Mémoires du marquis de Ferrières, et Bibliothèque royale.
** Berlhier fut le dernier intendant de la généralité de Paris .
*** Cabinet de M. Maurin.
**** Cabinet de M. Laterrade; quelques-uns de ces dessins sont trop obscènes pour pouvoirmême être expliqués. Telle est la stupidité des fddsons.
T.
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