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Tome premier.
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BONS MOTS.

(juillet 1780)

nouveaux, de meneurs, de niveleurs, de brigands. Ils insullaient les chefs dela Commune. La duchesse de Biron, par exemple, se trouvait au spectacle,lorsque dans un de ces combats à coups de pommes, si fréquents alors entrele parterre elles galeries, elle reçut un projectile à la joue. Elle l'envoya lelendemain à Lal'ayclte avec cet écrit : « Permettez, Monsieur, que je vousoffre le premier fruit de la révolution qui soit venu jusqu’à moi *. »

C’est une femme encore qui fit l’anagramme de sou nom : De Lafayette (déilé fatale), et une autre, l’ambassadrice suédoise, qui, plus tard, dit enparlant de Lafayelle:

La réputation du grand général ressemble à une chandelle qui ne brille que chez le peupleet pue en s’éteignant.

Nommer Lafayelle, amène logiquement à loucher quelques mots de lagarde nationale, son rêve, son chef.d'œuvre, sa création. La milice ci-toyenne, au début, était apparue comme le symbole des trois ordres armés,tellement, que dans beaucoup de gravures, le garde national était repré-senté portant cumulativement, et la bêche de l'homme du peuple, et l’habitdu gentilhomme, et la milrc épiscopale, avec cette inscription au bas:« Un seul fait les trois, voilà le mot.» Le garde national, ajoutait-on, c’estle Français du temps présent, aussi bien que l’homme aux belles manières,frisé, poudré, pommadé, en costume de bouracan ou de satin, c’est le Fran-çais du temps passé,— qui ne reviendra plus**.

* Mémoires de Condorcel.

“ Texte et esprit de gravures qui se trouvent dans différentes collections.