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CIIASSON DE RniIXELI.ES.
(juillet 1790)
jugea autrement. Avant de sanctionner le decret, il écrivit au pape de veniren aide à sa conscience. Résolution funeste; car cette démarche fut connueet généralement blâmée. Le pape fit longtemps attendre sa réponse. LaConstitution civile, avec le serment ecclésiastique, ultérieurement dé-crété , est devenue un des plus insurmontables obstacles à la concordegénérale.
Au-delà du Rhin et du Pas-de-Calais , les affaires prenaient une tournurenon moins déplorable. L’œil fixé sur la France, les souverains de l’Europe ,encouragés par les émigrés, se flattaient de replonger notre révolution dansle néant, et armaient. Le docteur Price, envoyé à Paris au nom des amisde la Constitution de Londres , dénonça par écrit à l’assemblée nationale lesprojets belliqueux de l’Angleterre, et invoqua l’étroite union des deux peu-ples*. • Cette lettre, dit un des Lameth , révèle au monde le secret destyrans et celui des peuples... Il.est temps que les peuples s’entendent contreles tyrans dans les moyens de sortir de l'esclavage. »
Voilà les propagandes opposées aux coalitions. Les deux principes sonten présence, et il va se passer entre les rois elles peuples de l’Europe unelutte acharnée, une lutte qui ne finira qu’avec le triomphe de l’une oude l’autre cause. L’émigration souffle ou entretient le feu de la discorde enFrance ; au dehors elle va combattre dans les rangs des armées étrangères.Elle se croit fondée en droit à faire peser le même poids dans la balancedame Noblesse et dame Nation. Aussi chante-t-elle à Bruxelles , dans ses fes-tins bachiques :
Au piquet Dame NationJoue avec la Noblesse.
Celle-ci joue avec guignon ;
L’autre triche sans cesse.Cependant, malgré son malheur,Pour elle je parie :
Il ne lui faut qu’un roi de cœurPour gagner la partie".