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Tome premier.
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DES FÊTES PATRIOTIQUES.

(juillet 1791)

Les cérémonies ont emprunté leur faste aux mœurs antiques. Les cou-ronnes de lauriers, les chaises curules, les tuniques, les aubes, les reliefsemblématiques y ont figuré. Désormais, elles seront toutes faites sur lemême modèle. Marie-Joseph Chénier écrira des odes antiques ; Gossec com-posera de la musique antique; David reproduira des ornements antiques.Le grand tort de la république française a été de vouloir singer les répu-bliques grecque et romaine, au lieu de rester elle-même dans ses fêtespopulaires. Quant aux trois hommes que nous venons de citer, il faut quele lecteur s’attende à les entendre nommer souvent : la révolution — sousle rapport de l’art— est un grand drame lyrique, paroles de Chénier,musique de Gossec , et décorations de David.

Cette journée du tl juillet est un hors-d’œuvre pour la politique.

Que va devenir le roi ? Que va vouloir le peuple? Que va faire l’assem-blée nationale?

FIN DU CHAPITRE NEUVIÈME.