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Tome premier.
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(Janvier 1702.)

SOULEVEMENTS.

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CHAPITRE XIII.

l-es princes français sont décrétés d'accusation. — Soulèvements dans les provinces; à Paris . — Les piques.

— Duel de llol>espierre jacobin avec l’empereur feuillant. — Apparition du bonnet rouge. — Change-ment de ministère. — I*es massacreurs d'Avignon sont amnistiés ; un tribuu.il criminel est établi à Paris .

— Essai «le la guillotine. — Ça ira, ça n’ira j>as. — Description de la Fête de la liberté. — Anecdotesracontées par Rosirc. — Analyse du nouveau gouvernement. — Les jacobins accuses d’avoir empoisonnél/etnpercur I/éopold. — Déroutes de (luievrain et de Marquin. — Les deux amis. — Symptômes de guerrecivile. — Caricatures sur les modérés. — La fete de la loi. — Ambition des girondins. — Chute du mi-nistère sans-culotte. — Motions du faubourg de gloire. — Encore un changement de ministère. —- Pro-nostic* de la journée du aojiiin.

Avec des préparatifs de guerre s’ouvrit donc l’année 1792. Le mois de jan-vier ne promit rien de bon. Dès le premier jour de cette année, quatrième dela liberté, l’assemblée législative rendit un décret qui frappait d’accusation lesprinces français, et Galonné, Laqueille et Mirabeau-Cadet, chefs avoués del’émigration ; il les renvoyait tous devant la liante cour nationale d’Orléans ,nouvellement reconstituée, comme étant coupables d’attentats contre la sû-reté de l’État, et de conspiration contre la Constitution. Le 18 .Monsieur,frère du roi, fut déchu de son droit à la régence. Le 25, Louis XVI fut priéde demander officiellement à l’empereur d’Autriche , s’il voulait vivre enbonne intelligence, au lieu de protéger le prince de Condé, qui ne laissait pasque de devenir formidable, ayant derrière lui la coalition.

En même temps, — et ce qui prouvait combien la guerre extérieure étaitprès d’éclater — le mois fut rempli de troubles.

Le o, l’évéquc de Saint-Flour écrivit au roi qu’un fanatique avait poignardéun prêtre constitutionnel sur les marches de l’autel, dans une des églises deson diocèse. Les 8 et 9, deux régiments s’entrebattirent à Verdun , à l’occasiondu passage de M. de Lafayette en cette ville; le 12, il y eut simultanémentdes émeutes assez sérieuses à Valognes et à Arles ; le 15, et les jours sui-vants, Reims, Nanci, Agen , Maurepas, la Rochelle , étaient en feu. Puis , leCamp deJalès, dans le département de l’Ardèche , redoublait d’activité. Les