(Juin 1792.
DEUX VETO APPOSÉS.
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(|iié. L’ex-capucin Chabot demeurait dans le faubourg de Gloire, et se ren-dait fréquemment, selon le bruit général, à Charenton.poury faire des motionsdans l’auberge du Cadran bleu. Assez souvent il se formait des rassemble-ments sur la place de la Liberté '. Un violent orage menaçait; une nouvellecrise ministérielle le fit éclater. Dumouriez avertit le roi, par écrit, de la fer-mentation qui régnait au faubourg de Gloire. Louis ne fit aucune attention àses conseils, et crut que c’était un calcul de la part du ministre. Dumouriez déplaisait également aux jacobins, aux girondins et aux feuillants, qui hâtèrentsa chute. Les feuillants invitaient le roi à signer la démission du général. Lelendemain de l’envoi de la lettre ce fut chose faite, et Dumouriez se retiraavec Mourgues , cinq jours après le départ des ministres patriotes. Les mo-dérés arrivèrent ainsi à la tète des affaires, dans les personnes de ScipionChainbonas, Terrier-Montciel, Beaulieu et Lajarre.
Puis, Louis XVI apposa son veto sur un décret relatif aux prêtres asser-mentés, et sur celui qui autorisait l’établissement du camp de vingt millehommes.
Le surlendemain de la formation du ministère, lorsqu’à peine on avait reçuà Paris la nouvelle de la prise de Ménin, par le maréchal Luckner , se levait latriste journée du 20 juin, une des grandes scènes du drame révolutionnaire.
* Un décret du 16 juin donna ce nom au terrain de b Babille.
FIN l)U CHAPITHK I HEI/IOIU.