SERVICE FL'NÈHRE DU 10.
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(Août 1792.)
ijuatre faces étaient recouvertes de serge noire, et couronnées, au faite ,d’un drapeau d'étoffe noire aussi. Parmi les inscriptions qui s’y trouvaient, onremarquait celle-ci, vraiment lacédémonienne :
Silence , ils reposent.
L’assemblée législative devait se faire représenter par une nombreuse dé-putation.
Le cortège partit de la maison commune entre cinq et six heures *. Uncordon de soie avait contenu le peuple qui se rassembla en foule sur la placede l’IIôtel-de-Ville pour être témoin des apprêts de la cérémonie.
Une troupe de cavaliers ouvraient la marche ; un d’entre eux portait unebannière, sur laquelle on lisait :
Aux mânes des citoyens français Morts pour la défense de la liberté,
I>a patrie reconnaissante.
Suivait un autre groupe de volontaires à cheval, lesquels portaient dixbannières commémoratives des principales affaires malheureuses dont on ac-cusait la monarchie d’avoir été l’auteur ; on lisait:
Massacre de Nanci,
Massacre de Nismes,
Massacre d’Avignon,
Massacre de ha Chapelle,
Massacre de Carpentras,
Massacre du Champ-de-la-Fédération,etc., etc., etc.
Des citoyens promenaient l’éternel modèle de la Bastille, sur lequel flot-tait son ex-drapeau, et quelques autres pris aux Suisses dans la journée du10 août.
Des femmes vêtues de robes blanches, avec des ceintures noires, portaientout à côté de la Bastille une arche renfermant la fameuse pétition du Champ-de-Mars qui avait fait déployer le drapeau rouge, le 17 juillet 1791. Les ci-toyennes qui l’entouraient invitaient la foule à lire la pétition.