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i.’exci.isik.
(Septembre 1792.)
Tout Paris est dans la stupeur, approuve ou laisse faire. Les massacreurstravaillent à leur guise. Paris, Versailles et Orléans ont leur tour. Il semble,— tant les esprits sont désespérés, tant la terreur est grande partout et cheztous, — que ce soit là un acte, non de vengeance, mais de prudence bien na-turelle. L'idée de Danton n’a pas été le moindrement contrariée dans la miseà exécution. La commune envoie dans les départements une circulaire apo-logétique des massacres. A peine sont-ils achevés, que la paye ne se fait pointattendre. Une somme de mille quatre cent soixante-trois livres est allouée ensalaire aux travailleurs ; mais ceux-ci ne s’adressent qu’à Danton ou à Billaud-Varennes. Pétion et Manuel ne s’occupaient point de la chose. — c’est là levéritable mot à employer ici. S’ils he récompensent pas, ils n’ont pas non plusassez d’énergie pour empêcher le mal ou pour le réparer. Quelques commis-saires seulement ont été envoyés pour arrêter les massacres, ils ont été mé-connus. De l’audace, a dit Danton ; et avec de l’audace, en effet, la communel’a emporté définitivement sur l’assemblée nationale, les jacobins ont triom-phé. La nomination des membres de la municipalité, au 10 août, a grandi lesjacobins pour la lutte avec la Gironde , et la lutte a été terminée par les mas-sacres de septembre.
Seulement, les cimetières, les charniers des églises, les carrières de lal’ombe-Isoire, servent de sépultures aux cadavres. C’est à ce prix , «pie lesjacobins remportent la victoire.
Dorénavant, le jacobin est le patriote exclusif, le seul vrai, le seul grand,le seul courageux, et c’est sur ce titre de patriote exclusif , que quelqueesprit indigné compose la caricature suivante , personnification des journéesdes 2, 3, 4 et 5 septembre.