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Tome premier.
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COMBAT DES BOTTES.

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( Septembre 1792.)

« Le garde-meuble, monsieur le commandant-général, vient d’être pillé.Les diamants sont pris. A l’instant faites poster des sentinelles aux porteset issues de Paris , afin que ceux qui sortiront soient fouillés, en recom-mandant toutefois qu’il ne se commette aucune violence. Mais personne nepeut se refuser à justifier son innocence. Tout particulier passera ensuitelibrement. » ' Le maire de Paris ,

PÉTIOÎi.

Cette mesure fut exécutée sévèrement, mais ne fit pas découvrir les vraiscoupables. Ainsi qu’il arrive d’ordinaire dans des cas pareils, les antago-nistes politiques s’accusèrent réciproquement. La Gironde soupçonna lesjacobins, et entre autres un nommé Vilain d'Aubignes ; mais ils répondirentpar la bouche de Robespierre : « Non, celui qui a contribué au 10 août n’apas volé. » — Grande recommandation, vous le voyez, que ce titre de vain-queur des Tuileries . 1

Aux frontières, il était à craindre que le découragement ne s’emparât dessoldats. Cependant ils redoublaient d’efforts, et triomphaient des épigrammcsqu'on faisait sur leur compte et des caricatures publiées par les royalistes,alors qu’ils représentaient ainsi un combat des patriotes contre les émigrés,sur le pont de Kehl *.

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t. Boue de Bemler portant le coup de Jarnac. 2 . Luckncr le recevant. 3. La mule du Pape, témoin deBendcr. 4* La botte de Mathieu, premier baron chrétien, témoin de Luckner . G. Le maréchal de Ro-ciiambeau qui vient pour fermer l’écurie quand les chevaux sont volés. 6 . Béquille du Maréchal. 7 l.cgénéral Laf. qui voyant où le coup porte, se dispose à pleurer.

Deux causes empêchèrent d’ailleurs le découragement; toutes deux appa-raissent à propos de la prise de Verdun : l’une est négative, l’autre affirma-

* J>ttc gravure, une dos plus mordantes qui aient été faites contre les généraux patriotes, a eu l>oau-coup de succès.

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