(Septembre 1792.)
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tive, si l’on peut dire ainsi; l’une tient à la peur de l’infamie chez lescitoyens, l’autre tient aux honneurs et à l’immortalité que la patrie se pro-mettait d’accorder à l’héroïsme. Je m’explique. — L’assemblée décrétaqu’aussitôt que la ville de Longwv serait rentrée au pouvoir de la nationfrançaise, tontes les maisons, à l’exception des maisons nationales, seraientdétruites et rasées, et que, «pendant dix ans, les habitants seraient privésde la jouissance des droits de citoyen, après avoir été déclarés infâmes.»Elle décida, en outre, « qu’à l’avenir, tout commandant d’une place attaquéeferait démolir la maison de tout citoyen qui parlerait de rendre la place pouréviter un bombardement. » Les corps administratifs, dès que la place seraitrevenue au pouvoir des Français , devaient être poursuivis par le tribunalcriminel du département , comme prévenus de crime de trahison, et devaientêtre jugés sans appel *. Le citoyen Vergne, commandant de Longwv, futrenvoyé devant une cour martiale pour y être jugé. l)e plus, Danton , appuyédu député Lacroix. fit décréter que tout individu qui refuserait de marcherà l’ennemi ou de remettre ses armes, ou qui entraverait les actes du pouvoirCLxécutif, serait puni de mort.
La mort et l’infamie, voilà quel devient le partage des lâches!
La seconde cause se rapporte au trait de Reaurepaire, commandant deVerdun , qui, voyant que les citoyens de la ville voulaient se rendre auxPrussiens, s’était brûlé la cervelle. Delaunay d’Angers demanda pour cehéros une place au Panthéon , et l’obtint. Les députés votèrent la translationdu corps de Beaurepaire, de Sainte-Ménéhould au Panthéon , et voulurentfaire mettre sur sa tombe cette inscription :
IL AIMA MIEUX SE DONNER LA MOUT QUE DE CAPITULER AVEC LES TYRANS.
Le triomphe et l’immortalité, voilà quel devient le partage des braves !
Les prises de Verdun et de Longwy seront noblement vengées par les dé-fenses héroïques de Thionville et de Lille .
De plus, pendant que son père, désireux d’étre nommé député à la conven-tion nationale, a changé le nom de Louis-Philippe-Joseph d’Orléans en celuide Louis-Philippe-Joseph Egalité*", et le nom de jardin du Palais Royal encelui de jardin de la Révolution; le duc de Chartres, sous les ordres de Kel-lermann, a remporté un avantage signalé, connu sous la dénomination mo-deste de canonnade de Valmy.
A propos de son changement de nom, et comme on l’appelait toujoursprince, le duc d’Orléans fit afficher à la porte de sa chambre que tous ceux quile traiteraient ainsi seraient condamnés à l’amende en faveur des pauvres ***.
* Décret du 3 i aoftl 1792.
** Ce fuit cNt constaté par un arrêt delà commune de Pans, en date du septembre
*** Kxirait des réponses de son interro;;.iloire.