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Tome premier.
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décoration et carte ut siPiioN. (Novembre 1792.)

SECONDE C.AIEIÊ PATRIOTlyUE.

Air : (/est la petite Thérèse.

Savez-vous la belle histoire,IV ces fameux Prussiens,

Le grand Frédéric s’échappe,Prenant le plus court chemin ;Mais Dumotirier (sic) le rattrape,Et lui chante ce refrain :

N'allez plus mordre à la grappeDans la vigne du voisin.

Ils marchaient à la victoireAvec les Autrichiens;

Au lieu de palmes de gloireIls ont cueilli du raisin.

Le raisin donne la foire.

N’ayez peur qu'on m'y rattrape .Dit le héros prussien;

Je saurai, si j’en réchappe,

Dire au brave Autrichien :

Va tout seul cueillir la grappe,Dans la vigne du voisin.

Ouand on le mange sans pain;Pas ptus de pain que de gloire,C'est le fort du Prussien;

Il s*en vient chantant victoire,Il s’en va criant la faim.

Successivement, en vingt jours de temps, du 7 au 27 novembre, treizevilles ennemies avaient succombé : Mons, puis Bruxelles, Francfort et Ma-lines, puis Tirlemont et Liège, devant Dumouriez ; Tournay, Ath et Gand ,devant le général Labourdonnaye ; Cliarleroy, devant Valence. Mouton s'étaitemparé d’Ostende ; Lamarlière avait réduit la ville d'Anvers . Ici, la simpleénumération suffit au style : — presque une victoire par jour.

Le seul revers du mois est la reprise de Francfort par les Prussiens, encoreest-ce par trahisou ; mais, à l’intérieur, l’horizon est plus sombre. La chifuncn’existe presque plus dans le Midi qu’à l’état de simple opposition de club,dont les membres ont cette décoration, dite décoration du Siphon,

et cette carte de passe, imprimée sur une carte à jouer *.

* La décoration cl la carte nous ont été prêtées pif M. Maurin. Le lecteur doit se rappeler que lors-

que nous avons signalé l'apparition des Siphoniers % en septembre 1790, nous avonsannoncé leur promptanéantissement. Il ne fut complet qu'au moment où la compagnie de Jéhu s’organisa, mais cependant à

l.i tin de 1792, cette facnou n'avait presque plus d'inlluence. Les forces royalistes s'étaient concentréesailleurs, dans la Vendée .