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JOIIIXAI'X.
Amii'e 1792.,
Un autre journal fait ainsi la différence des Feuillants avec les Jacobins :
Des fouillants jusqu'aux jacobins ,
Sans doute , il est quelque distance;
On doit donner la préférenceAux voleurs sur les assassins. *
A la convention , les députés étaient divisés ainsi qu’il suit : ceux qui occu-paient l’extrême gauche composaient le parti de la Montagne; la droite étaitla Gironde ; le centre était le Marais ou la Plaine.
Pour les journaux et brochures, ils apparaissaient en foule, aux risques dedisparaître instantanément.
Ce sont : les Affiches du Soir, qui n’ont pas compté plus de soixante-septnuméros ; — l'Ami des Jacobins; — l’.-lmi du Roi, par Vombre de Koyou ; —le Club des J]ailes, sous le bon plaisir des piques et des baïonnettes; — laCorrespondance politique, journal destiné à entretenir une correspondancesuivie entre les Français émigrés et leurs compatriotes; — le Courrier del’Égalité; — le Courrier extraordinaire, on le premier arrivé ; — le Courrieruniversel, ou l'écho de Paris; — le Défenseur de la Constitution, par Robes-pierre ; — Y Indicateur, journal des causes et des efTets; — le Journal de laConvention nationale , avec cette épigraphe :
■ Il faut aimer sa pallie plus que sa famille. «
- le Journal de la Société des Amis de la liberté et de l’égalité; — le Journalde la Vérité; — le Journal des Émigrés; — le Journal des Jacobins; — leJournal des Sans-Culottes, avec cette épigraphe :
• Les âmes des empereurs et des savetiers sont jetées dans le même ntoute. ■
— le Journal du Peuple; — le Journal royaliste ;— Y Observateur à l'Assem-blée nationale (législative); — le Républicain, journal des hommes libres detous les pays, par Charles Duval ; — le Républicain universel; — le Républi-cain français; — la Révolution de 92; — le Sans-Quartier, ou le rogomistenational, contre le duc d’Orléans-Égalité, avec cette épigraphe :
» Je me fous de ca, je porte perruque **.
— le Sapeur sans-culotte; — le Scrutateur universel ; — les Rivaux au Cardi-nalat , ou la mort de l’abbé Maurv, poëme héroïque en trois chants ; — lesChastes Amours de Lamourelte, comédie; —le Nouveau Dictionnaire *** pourservir à l’intelligence des termes mis en vogue par la révolution, dédié auxamis de la religion, du roi et du sens commun ; etc., etc.
Le peuple mettait tant d’ardeur à lire les journaux, qu’on avait imaginé,pour satisfaire sa curiosité vorace, d’imprimer des journaux-affiches. Lesmurs de Paris en étaient tapissés. 11 y avait souvent querelle entre les affi-cheurs qui se guettaient, et parfois collaient un journal sur l’autre.
Outre ces journaux et brochures politiques, il parut une foule d’écrits, de
* Journal général de la cour et de la ville.
•’ Bibliographie et cabinet de M. Desciiiens, à Versailles .
*** Se trouvait dans la bibliothèque de M. Pixcrccourt,