CHANSONS DES RUÉS.
(Aimée 1792.)
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<)unnd d'Autrichiens morts on compte plus d'un mille,
Nous ne perdons qu’un doigt, encor le plus petit !llolà! monsieur de Beurnonville,
Le petit doigt n’a pas tout dît. *
Citons ce couplet d’une romance dédiée au gros Louis , ci-devant roi. Nousne corrigeons pas les fautes d’orthographe ni de français .
Vingt-cinq millions qu’on t’avait accordé
Vas, ne crois plus qu’on te les donne;
Pour t’amuser, joue au roi dépouillé,
La nation prend ta couronne.
Pauvre sire, tu n’as plus de veto,
Roi trompeur d'un peuple si juste,
Va, gros Louis, tu n’es plus qu’un zéro,
Tu n’auras plus le nom d'Auguste. **
Nous en avons lu une sur le jardin des Tuileries , lorsqu’il fut fermé, aprèsle 20 juin. Le peuple en prend son parti, en disant :
C'est un jardin délicieux,
Pour les aristocrates;
Mais pour tous les gens vertueux<Ju’on nomme démocratesC’est le terrain des Autrichiens;
Ou’on y laisse courir] les chiens....
Amis, laissons le roi bien boire,
N’entrons pas dans sa forêt^noire.
Une foule d’autres font l’éloge des sans-culottes; il en est une intitulée :Chanson burlesque, par Ladré, et se chantant sur l’air Coucou. Le premier cou-plet, qu’on va lire, donne une idée de toute la chanson, qui est vraiment fortdrolatique :
Je suis un des vrais sans-culottes, j’m'en f...
Je fais caca sur les despotes; j’m’en f....
Je ne veux suivre que la loi
Et ne veux plus revoir de roi, j’m’en f.... ***
Contre Lafavette, c’est la convention qui se prononce. En décembre, elle aadopté une réforme dans la Marseillaise. Aux derniers vers de^l’avant-der-nier couplet, elle substitue ceux-ci :
Frappez ces monstres sanguinaires.
Ces vils complices de Motié, etc.
De plus, certaines chansons invitaient les citoyens au meurtre et à la ven-geance. Avant les journées de septembre on chantait tous les soirs au I'alais-ltoyal, un refrain qui se terminait ainsi :