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L.V MOT SLR LA KKVOI.L1IO.V (Année 179-2.)
Après avoir reproduit la carte d’entrée des députésà la convention, en 1792,
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'car il y en eut une aussi pour l’année 1793), nous allons examiner très-suc-cinctement l'état politique de la France, à l’instant où le procès de Louis XVI s’instruisit, — moyen de juger le jugement du ci-devant roi, avec une par-faite connaissance de cause, et une parfaite équité.
On sait quels avaient été déjà les profits de la révolution. Elle avait ob-tenu la constitution de 1791, mais ne s’en était pas contentée : La constitu-tion de 91 ne suffisait pas à ses exigences politiques; elle avait dû cherchertous les moyens de défendre son territoire menacé, à cause de ses principesde liberté, parles puissances étrangères,—jalouses ou méfiantes à l’endroitdu système révolutionnaire suivi en France . Elle avait eu confiance dans sonroi, lorsque celui-ci, non-seulement supportait avec peine les clauses decette constitution, que le peuple, lui, trouvait déjà trop arriérée, mais en-core lorsqu’il semblait encourager les entreprises de l’émigration et de la coa-lition. Elle avait vu trois partis puissants s’agiter en son nom, celui desconstitutionnels, celui des girondins et celui des jacobins. Une foule d’hom-mes qui l’avaient servie, s’étaient usés à la servir. Par suite du progrès lent,mais continu, qui doit exister dansla politique comme dans la civilisation despeuples, les constitutionnels avaient été dépassés par les girondins, et ceux-ci par les jacobins. Mouvement providentiel, et qui ne fut condamnable alors,que parle choix des moyens employés pour le favoriser! Les constitutionnelss’étaient tenus dans les limites de la monarchie tempérée ; les girondinsavaient commencé à lui retirer son prisme, au 20 juin; les jacobins, imi-tant leur exemple, l’avaient niée au 10 août. Les trois partis réunis allaient lajuger dans la personne de Louis XVI . A l’époque où nous sommes, les jaco-bins sont vainqueurs à peu de chose près; les girondins sont embarrassés,et ignorent ce qu’ils doivent faire; les constitutionnels ne redoutent rien tant