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Tome premier.
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(Année 1792.)

LU JUGEMENT COMMENCE.

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vères et plus durs à son égard. Elle manquait presque du nécessaire, soit enaliments, soit en vêtements; et il fut même question, au conseil de la cornmime, en octobre,de retirer plumes, encre, papier et crayons, armes offen-sives et défensives,à Louis XVI . On ne lui ôta néanmoins que quelquescouteaux et quelques rasoirs.

Enfin, une lettre que nous allons reproduire, et qui fut adressée parCléry, aux membres du conseil-général de la commune de service au temple,prouve mieux que tout ce que nous pourrions dire d’ailleurs, la situation dé-plorable des hôtes de la Tour.

« Louis Capet demande pour son fils, une redingote de drap, et une pourle matin, en taffetas de Florence ».

Ee 15 octobre 1792, l’an 1 er de la république française.

Cléry, de service à la Tour.

11 fut répondu au fidèle valet de chambre :

« Vu la demande ci-dessus, nous, membres du conseil-général de lacommune, de service au temple, autorisons à fournir les objets dont ils’agit. »

Ce 15 octobre 1792, l’an \' T de la république française.

Vincent, Destourneli.e.

Cependant, des adresses arrivaient de divers points de la France , et de-mandaient qu’on se hâtât de juger le ci-devant roi, et le député Mailhe , aunom du comité de législation, proposa, le 7 novembre, ces questions à la con-vention : Louis est-il jugeable ? — Par qui doit-il être jugé? et d’autresquestions secondaires, qui occupèrent aussitôt la France entière.

Tout le monde pencha pour la mise en jugement. Quant aux formes à ob-server, les avis étaient très-partagés. Les uns voulaient que les départementsnommassent des jurés, et qu’on prît pour juges les présidents des tribunauxcriminels, qu’on aurait réduits parle sort. Les autres pensaient qu’il fallaitsimplement renvoyer Louis XVI devant le tribunal criminel de l’arrondisse-ment des Tuileries . D’autres disaient qu’il devait être jugé par la convention,sauf aux assemblées primaires à revoir le jugement *. A la convention, lesquestions furent discutées, ajournées et reprises successivement. Les ora-teurs ne tarissaient pas sur un sujet aussi grave. Dans le public, un grandnombre de brochures résolvaient la question générale. Presque partout, onétait d’avis que Louis XVI devait être jugé par la convention nationale; maison hésitait encore, lorsque la découverte de l’armoire de fer vint lever tousles doutes et hâter l’ouverture du procès. L’examen des pièces qu’elle con-

* Hémoims de Karbaroux.