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(Année 1702.
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et l’ex-ministre Itortrand de Molleville, écrivit de Londres , à ce sujet : la•convention passa outre, sans lire ses lettres. Plusieurs brochures lancées pardes royalistes, sans noms d’auteurs, ou avec des pseudonymes, cherchaientà entretenir le peuple dans des idées de clémence. On remarqua entre autres,
I & Falot du Peuple, ou les Entretiens de madann Saumon, marchande de mirée,sur le procès de Louis A '.VI. D’autres brochures, au contraire, ne voulaientni merci, ni pitié pour le monarque parjure. Tel était le Plédoyé sic) sur leci-devant roi, par J. J. Liberté'. Somme toute, il faut le dire, le peuple étaittrès-mal disposé à l’égard de la famille royale. Vers la fin de 1792, il parutune fable, ;>our orner la mémoire des petits sans-culottes. Le roi, la reine et leDauphin, y recevaient d’ignobles dénominations "*. Après le premier interro-gatoire, un homme du peuple s’écria, aux rires approbatifs de tout le monde :« Je suis d’avis que Louis soit pendu cette nuit***.» A la fin de décembre, unedéputation de veuves, d’estropiés et d’orphelins du 10 août, se présenta à labarre pour demander la tête de Louis XVI .
Cependant, le 26, jour de la comparution, était arrivé. A neuf heures etdemie, Louis se présenta <\ la barre et montra ses conseils, tl s’assit, et l’avo-cat de Sèze prit la parole. 11 défendit courageusement son royal client, com-battant pied à pied toutes les accusations portées contre lui. Il finit par cesparoles : « Français ! la révolution qui nous régénère a développé en vousde grandes vertus : qu’on ne l’accuse pas de vous avoir rendus barbares! En-tende/. d’avance l’histoire qui dira un jour à la renommée : Louis, monté surle trône à 20 ans, y porta l’exemple des mœurs, la justice et l’économie; iln’y porta aucune faiblesse, aucune passion corruptrice; il fut l’ami constantdu peuple. Le peuple voulut qu’un impôt désastreux fût détruit, Louis le dé-truisit; le peuple voulut l’abolition delà servitude,Louis l’abolit; le peuple•ollicita des réformes, il les fit ; le peuple voulut changer ses lois, il y consen-tit; le peuple voulut que des millions de Fra< çais recouvrassent leurs droits,il les leur rendit; le peuple voulutlaliberfé, il la lui donna.
« On ne peut pas disputera Louis la gloire d’avoir été au-devant du peuplepar ses sacrifices; et c’est lui qu’on vous a proposé !... citoyens, je n’achèvepas : je m’arrête devant l’histoire; songez qu’elle jugera votre jugement, etque le sien sera celui des siècles. »
Louis XVI , avant de se retirer, déclara « que sa conscience ne lui repro-chait rien, et que ses défenseurs n’avaient dit que la vérité. »
Après le départ de l’accusé, la convention devint bourdonnante et tumul-tueuse. En général, les membres de l’assemblée opinaient pour qu’on votisans désemparer, puisqu’on avait entendu les plaidoiries.
deux brochure» *o trouvent il;m» l;i bibliothèque de M. Doschiens I, » pmui«'venous Mcliious, nulle part ailleurs.
** Dernières années rie fxntis XVI.
”* l.acrrtelle,
T. I.
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