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(Année 1792.)
Iæ lendemain, la discussion recommença. A chaque séance, sept ou huitorateurs se faisaient entendre pour ou contre. Le dimanche, :10, les partisansde la mort du roi, se présentèrent en députations de sections, et demandèrentla te’te de Louis Capet .
Le justement occupait les esprits au dehors, pour le moins autant qu’il oc-cupait les conventionels. On s’arrachait les journaux, afin de savoir jour parjour, même heure par heure, de quel coté étaient les chances. Quelques bro-chures aussi étaient avidement lues, Inc gravure, publiée par ceux qui s’ef-frayaient à l’idée de voir tomber la tète de Louis AVI, rappela la mort de(’.harles 1 er d’Angleterre, et représenta cette nation « instruisant la France , le8 février lfiW. »
Au bas de la gravure étaient ces quatre lignes :
J<; commis un crime;
Prenez bien (j.irde de suivre mon exemple.
Si du Dieu de boulé vous voulez implorer l.t clémence,Ouvrez les cachots, et brisez h* *• fors de l'innocence. *
Malgré tout, les jacobins avaient résolu de condamner Louis AVI à la peinede mort. Quant aux (iirondins, ils hésitaient : le procès du ci-devant roi leursemblait un moyen de reconquérir leur inlluence dépérissante. Après avoirlongtemps rélléchi sur la question, ils pensèrent qu’ayant fait le 20 juin,qu’ayant appelé de leurs voeux plus que tous les autres, l'avènement de larépublique, il leur importait de tuer le roi comme ils avaient tué la royauté.Ils sentaient déjà presque le pouvoir leur échapper. De quelque façon qu’onveuille juger leur vote, on ne peut éviter ce dilemme : Ils agirent par pusilla-nimité ou par ambitipn. Nous croyons, quant à nous qu’ils possédaient l’uneet l’autre au plus haut degré.
Au reste, Louis AVI jugé devant la convention, cela parut bien peugénéreux de la partdes représentai!tsdu peuple! l r n homme avait dit aux dé-putés : '«le cherche des juges parmi vous, et je ne trouve quedesaccusateurs. »La phrase avait été mille fois répétée dans le public. Au à audeville, pendantle procès, on joua la Chaste Suzanne ; les vieillards s’y entendaient dire:« Vous êtes des accusateurs, et vous seriez juges !*' »Laya aussi, dans sonAmi des lois , se permettait desallusions aux positions respectives de Louis X\ let des conventionnels, et plaidait indirectement la cause du ci-devant roi.Le 20 janvier environ, un écrit, signé Marignié courut dans Paris , et parlaau peuple en faveur de Louis AVI. De plus, la convention, quoiqu’on en piMdire, était inllucncée par les avis du dehors. Dans une section, on proposa d’é-tablir des jurés pour juger sommairement ceux qui ne voteraient pas la mort.
• (Àihinut de M. I/iterr.ule.
*• i'oycz l’Imtoire do l'abbé do Mnnlj'.till.ird.