Band 
Tome premier.
Seite
278
JPEG-Download
 

278 votes motivés. (Janvier 1793.)

.Maure dit : « Louis est coupable ; quand il aurait mille vies , elles ne sul-liraient pas pour expier ses forfaits ; je vote [tour la mort. »

Milhau dit: «Louis ne peut expier ses forfaits que sur l’éclialaud. Si lapeine de mort n’existait pas, il faudrait l’inventer pour les tyrans. »

L’abbé Sieyes dit : « hi mort, et sans phrases.»

Camille Desmoulins dit : « Je vote pour la mort , trop tard peut-être pourl'honneur de la convention nationale. »

Le député Seconde fit un assez mauvais jeu de mot, et dit : « Je vote pourla mort, l’exécution dans une seconde, car je m’appelle Seconde. »

Louis-Philippe-Joseph Egalité dit : « Uniquement occupé de mon devoir,convaincu que tous ceux qui ont attenté et qui attenteront par la suite à lasouveraineté du peuple méritent la mort, je vote pour la mort. » *

Billaud-Varennes, Marat, Fréron, Léonard Bourdon , Guyardin, Lesage-Senault, Poulletier, Martel, Petit-Jean , Forestier, Granet, Moyse-Bayle ,l.acoste, Crevelier, votèrent pour la mort, dans les vingt-quatre heures.

D’Artigovte demanda la mort sans délai;

Faure voulut la mort, avec exécution dans le jour :

Phélippeaux , Goupilleau, voulurent une exécution prompte, et Durov lademanda sur-le-champ*’.

Un montagnard célèbre, Legendre, avait dit enfin : « Que le cadavre deLouis soit déchiré et distribué entre tous les départements. »

Il y avait passion et enthousiasme patriotique dans tout ceci. L’ami d’undéputé qui avait voté pour la mort de Louis XVI , lui reprocha son vote,parce que celui-ci avait dit la veille, qu’il croyait le ci-devant roi innocent.— Oui, certes, et je le crois encore, répondit le conventionnel.—Malheu-reux! reprit l’autre, et tu l’as condamné! — Eh ! penses-tu donc que le sangde la victime que nous immolons à la patrie puisse être trop pur’*’.

Bien, on le voit, ne peut aller plus loin.

Il ressort du scrutin que, parmi les votants pour la mort, on compta vingt-neuf ci-devant nobles, trente-deux [mètres, vingt médecins, dix hommesde lettres , cent soixante-quatre avocats ou anciens magistrats.

Après l’arrêt de condamnation, les trois défenseurs de Louis Capet fu-rent immédiatement introduits à la barre, et lurent une protestation écritede l’accusé, par laquelle il se déclarait mal jugé, « et interjetait appel à lanation elle-même du jugement de ses représentants.» De Sèze demanda qu’onrapportât le décret do la veille, touchant la majorité nécessaire pour la con-damnation , en faisant remarquer aux députés que le décret de peine de mortn’avait été rendu qu’à la majorité d’un très-petit nombre de voix. Tronchet

On wit «jue re \ote fut areueilli |>:ir de* murmure'.

Histoire dit prorès de Louis XVI , par Matrice Méj.m*** Faste-* de rnmm-fttf', par Jouffruy. Ciré par M. Ltit tuilier. dtns yin llnloire intima içlcbies.