Janvier 1793.)
IL EST COXDaMNE A MUItr.
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quatre heures. La salle des séances était triste et sombre : le drame touchaità sou sanglant dénouement.
Voici le résultat du scrutin , après l'appel nominal, sur la question de sa-voir quelle peine serait infligée à Louis Capet .
Absents par maladie. 8
Absents par commission. ..13
Non-votants. o
Parmi les votants : -
Votants pour les fers. -
Pour la détention elle bannissementà la paix, ou pour le bannissementimmédiat, ou pour la réclusion, quelques-uns avec la peine de mort
conditionnelle si le territoire était envahi.280
Pour la mort avec sursis , soit après l’expulsion des Bourbons, soità la paix, soit à la ratification delà constitution. (Vote indivisible). . '•<»
Pour la mort en demandant une discussion sur le point de savoir s'ilconviendrait à l’intérét public qu'elle fut ou non différée, et en déclarantce vote indépendant de cette demande .-h
Pour la mort sans conditions.. . ■ 301
Total général des votants.721
Le président (avec douleur), déclara, au nom de la convention nationale ,que la peine quelle prononçait contre Louis Capet était la mort.
C’est à propos de l’arrêt surtout qu’il importe de lire les votes motivés : onverra si les conventionnels étaient de véritables juges.
Drouet, le maître de poste, dit. « Louis a conspiré contre l’État; il afait couler à grands flots le sang des citoyens. Tant d’outrages à la nation, quile comblait de ses bienfaits , ne peuvent se laver que dans le sang, je le con-damne à mort »
Roux dit : « Un tyran a dit qu’il voudrait que le peu pie romain n’eûtqu’une seule tète pour l’abattre d’un seul coup. Louis Capet , autant qu’ilétait en lui, a exécuté cet atroce désir ; je vote pour la mort, et je n’ai qu’unregret, c’est que le même coup ne puisse frapper la tète de tous lestyrans. »
Robespierre l’aîné dit : «Je suis inflexible pour les oppresseurs, parce queje suis compatissant pour les opprimés; je ne connais pas l’humanité quiégorge les peuples et qui pardonne aux despotes; je vote pour la mort.»
RafTran dit : « Je vote la mort du tyran dans les vingt quatre heures. 11faut se hâter de purger le sol de la patrie de ce monstre odieux. »
Barrère , qu’on a appelé plus tard l’Anacréon de la guillotine, dit : « L’ar-bre de la liberté croît lorsqu'il est arrosé du sang des tyrans; je vote pourla mort. »